journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983
OCTOBRE 2018
débats d'idée - champs libre
17h09 à Perrache : Son altesse sénilissime, sa cour. Son royaume ?
par Stéphane

Collomb et Képénékian avaient donc un « contrat moral ». Voilà donc sur quel socle sa Seigneurie récupère un trône acquis certes démocratiquement mais dont l’usage ressemble à s’y méprendre à de l’autocratie.
Il me semblait pourtant que le socle sur lequel reposait « un contrat moral » relevait plutôt de la loyauté, de l’honnêteté et de l’intégrité.
Bref, de la confiance et autant de valeurs dont est parfaitement dénué ce malfaisant baron qui, en l’espace de quelques mois, a réussi à faire passer Pasqua pour un humaniste.


L’autre invariant à un contrat est que les deux personnes liées sont, a minima, d’accord sur son contenu.
Imaginer que Collomb a demandé un quelconque avis à Képénékian relève d’une farce aussi grotesque que d’imaginer que ce même Képénékian a été maire de Lyon. Aussi grotesque que de penser que la Métropole de Lyon a des vice-présidents qui n’ont pas besoin de l’imprimatur de leur gardes-chiourmes pour impulser toute politique.
Cette garde rapprochée du cabinet a continué à obéir à un seul chef même quand celui-ci était occupé à chasser les pauvres et les migrants.

Képénékian et Kimelfeld sont aujourd’hui les premiers humiliés et si je ne m’apitoierai pas sur un sort qu’ils ont bien voulu assumer pour profiter des palais dorés de notre Métropole, et de croire, quelques mois, qu’ils avaient une quelconque influence sur les affaires locales, il faut bien reconnaître ici une sorte de mortification qui, hélas, n’élèvera spirituellement ni le bourreau ni ses deux victimes.

Car cette humiliation révèle la nécrose avancée de notre Métropole du fait d’un potentat, idolâtré par une cour d’obligés, dont le cumul des mandats dans le temps ferait pâlir de jalousie le Roi du Swaziland.

Ce n’est ainsi pas l’annonce du retour de Collomb qui est une nouvelle ; il n’est en effet jamais parti. Ce n’est ni la façon dont son retour s’est opéré qui est surprenant pour tout Lyonnais qui subit cet autocrate.
Non, c’est cette nécrose qui vient qui est la terrible nouvelle. C’est la mort programmée de la démocratie locale qui s’annonce, s'il n'y a aucun sursaut citoyen.

Car si Macron a pris chez Collomb cette plasticité du en même temps qui a permis à notre baron de piéger ceux qui le croyait socialiste tout en jouant la sirène avec les pires réacs de la Métropole, il a depuis appris auprès de Macron comment il pouvait encore plus mépriser ses concitoyens et son assemblée locale.

Et il y aura toujours suffisamment de couards pour admirer les habits neufs de l’Empereur du conte d’Andersen.
Pour notre plus grand malheur.

Alors, on fait quoi maintenant ?



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