journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983

FÉVRIER 2020
polyculture
J’essaie de tuer personne de Sammy Sapin
par Grégoire

Si vous croisez Sammy Sapin une nuit au fond d’un couloir, vous êtes dans la merde.
Vous vivez dans des abîmes de douleur. Vous vous faites dessus. Vous allez bientôt mourir. Vous n’êtes déjà plus capable de reconnaître vos enfants, de vous laver ou d’avaler sans aide une cuillerée d’ersatz de hachis spongieux.
Pire : Sapin n’aura aucun d’état d’âme à vous enfoncer des aiguilles dans la peau, une cuillère au fond de la gorge, à vous déshabiller, à vous farfouiller dans l’urètre avec une sonde.
Et pourtant Sapin n’est pas méchant.
Sapin est infirmier.

FÉVRIER 2020
polyculture
Le Clos Jouve : L'édition à rebrousse-poil
par Etienne

Pour monter une maison d’édition aujourd’hui, il faut une bonne dose d’héroïsme ou une tendance kamikaze. C’est sans doute un mélange des deux qui a poussé Philippe Bouvier et Frédérick Houdaer à fonder les toutes jeunes Editions Le Clos Jouve. L’un est « militant depuis 35 ans, agitateur culturel depuis 25 ans, syndicaliste principalement autour des questions de la santé au travail et de l’éducation populaire depuis 20 ans, cinéphile depuis toujours » ; l’autre, écrivain, éditeur, a dirigé deux collections déjà, donnant naissance à une trentaine de titres.

Entretien.
JANVIER 2020
polyculture
Le Professeur (La prima notte di quiete, 1972 – Valerio Zurlini)
par Michel S

Le film de Valerio Zurlini – un réalisateur rare et exigeant – connut en Italie un énorme succès (6e film italien au box-office avec 7 M de spectateurs). Sorti en France un 1er novembre 1972, « Le Professeur » est, en revanche, mal accueilli par une partie de la critique hexagonale. Paradoxalement, elle restera une œuvre réservée aux cinéphiles. Il y a quelques mois, au moment de sa reprise, le 12 juin exactement, l’écrivaine Denitza Bantcheva (« Positif » n° 701-702) espérait, quant à elle, qu’on puisse réévaluer sa valeur et celle d’un réalisateur trop souvent méconnu [« Estate violenta » (1959) ; « La ragazza con la valigia » (1961) ; « Cronaca familiare » (1962) ; « Le Désert des Tartares (1976) »]
DÉCEMBRE 2019
polyculture
Marcello Mastroianni : l'homme qui ne s'aimait pas
par Michel S

Le métier d'acteur est un métier de menteur qui permet de continuer à faire l'enfant pendant toute la vie. Jamais je n'aurais pu faire un autre métier." (M. Mastroianni).
DÉCEMBRE 2019
polyculture
Joe Hill (Bo Widerberg, 1971) : Du pain et des roses/Bread and Roses
par Michel S

Ni passéiste, ni trop uniment lyrique, ni simplement didactique, Joe Hill nous le proclame en termes si justes que l'on en est tout ragaillardi : nous luttons non pour un avenir radieux, pas plus pour un horizon chimérique que pour des intérêts vils et mesquins, nous luttons parce qu'il faut lutter et que notre vie d'homme (et de femme bien sûr) en dépend.