journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983

NOVEMBRE 2019
la pierre qui flotte
Maçonneurs à temps plein
par Judith

Dans ce recueil, vous trouverez des vies normales,
l’Algérie,
les yeux des gens,
celle qui ne parle pas à table,
des arbres et des oiseaux,
des fils et des mères,
des enfants perdus,
Céline Dion,
des aquariums 50 litres,
des faux sentiments et des refuges,
une scène dans le monde
et le regard d’une fille à la mer.


Ce recueil a été créé grâce à la bienveillance patiente du poète Patrick Laupin et à l’élan vital ardent d’une classe de 1ère année de CAP maçonnerie.

Judith Wiart, professeur de lettres-histoire-géographie-EMC, lycée professionnel Tony Garnier, Bron.

NOVEMBRE 2019
polyculture
Connaissez-vous Antonio Pietrangeli ?
par Michel S

Le Festival et l'Institut Lumière ont rendu, ces mois-ci, un bel hommage au réalisateur italien Antonio Pietrangeli (1919-1968) en projetant, à de multiples reprises, deux films en copies restaurées : Il sole negli occhi/Du soleil dans les yeux (1953) et Io la conoscevo bene/Je la connaissais bien (1965). L'un, situé en début de parcours, et l'autre, conclusion prématurée d'une carrière infiniment discrète, offrent cependant une vision cohérente et révélatrice d'un cinéaste injustement sous-estimé en France.
SEPTEMBRE 2019
polyculture
Le Clos Jouve : L'édition à rebrousse-poil
par Etienne

Pour monter une maison d’édition aujourd’hui, il faut une bonne dose d’héroïsme ou une tendance kamikaze. C’est sans doute un mélange des deux qui a poussé Philippe Bouvier et Frédérick Houdaer à fonder les toutes jeunes Editions Le Clos Jouve. L’un est « militant depuis 35 ans, agitateur culturel depuis 25 ans, syndicaliste principalement autour des questions de la santé au travail et de l’éducation populaire depuis 20 ans, cinéphile depuis toujours » ; l’autre, écrivain, éditeur, a dirigé deux collections déjà, donnant naissance à une trentaine de titres.

Entretien.
SEPTEMBRE 2019
polyculture
La cinémathèque algérienne : Un haut lieu à préserver
par Michel S

À partir du milieu des années 70, la Cinémathèque d’Alger devient un des hauts lieux du cinéma mondial, et, en particulier, de celui des nations opprimées par l’impérialisme. Elle est donc un espace de débat et de confrontation politique, laissant s’exprimer les spectateurs dans un climat de franchise exceptionnelle. Les orientations affichées par le pouvoir algérien peuvent donc trouver, à condition que celui-ci veuille réellement s’en servir, de sérieux points d’appui. Pour positive qu’elle puisse être, cette période ne saurait gommer les carences et les difficultés innombrables. Elle montre cependant que lorsque les énergies et les talents sont déployés sans nulle interdiction, elles peuvent aboutir à des résultats remarquables. La sous-estimation voire le mépris des exigences idéologiques et culturelles dans une nation anciennement asservie relève d’une attitude suicidaire. Elle reconduit les pays opprimés dans les mailles des pays oppresseurs. Aussi, si nous nous félicitons de la nomination du réalisateur Salim Aggar, intervenu en décembre 2018, comme directeur de la Cinémathèque algérienne, nous souhaitons que les responsables algériens prennent la culture et le cinéma, en particulier, un peu plus au sérieux. Il n’est pas juste de considérer la culture comme un « supplément d’âme ». Partout, dans l’Histoire et dans le monde, des peuples ont engagé la lutte contre la pauvreté et le sous-développement en étroite liaison avec le développement de l’éducation et la culture. C’est la raison essentielle qui nous aura incité à publier des extraits d’un ancien entretien que Boudjemaâ Karreche et Yazid Khodja ont bien voulu accorder au regretté Guy Hennebelle (1941-2003), historien du cinéma qui a tant œuvré à la connaissance des cinémas des « pays en développement », et Nourdine Sail. Nous étions en 1976.