journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983

JANVIER 2018
polyculture
Mafioso (1962, A. Lattuada) : L'omicidio impunito
par Michel S

Comme l' "I giorni contati", contemporain, réalisé par Elio Petri, ce film est demeuré longtemps inconnu dans l'hexagone. J'ai tenté en quelques lignes d'en fournir des explications, notamment sur les diverses formes de censure cinématographique qui sévissaient encore en Italie après-guerre.
JANVIER 2018
débats d'idée - champs libre
Bruno Bonnell : Une Appli 2.0 de la pensée dominante
par Stéphane

Comme il le dit fort bien, il aura donc fallu 6 mois au technocapitaliste Bonnell, le député de Villeurbanne, « pour apprendre le métier » de petit télégraphiste du macronisme triomphant. 6 mois après : Mission réussie ! Son interview dans le "Progrès" du 20 janvier est exemplaire !
JANVIER 2018
travail de mémoire
Jours glacés (1966, A. Kovács) : La "responsabilité des innocents"
par Michel S

En dernier lieu, comment ne pas enregistrer, avec désolation, l'épouvantable récurrence des conflits qu'András Kovács et Tibor Cseres cherchaient, en leur temps, à exorciser ? Partout, depuis les champs d'épuration inter-ethnique de l'ex-Yougoslavie (1991-2001) jusqu'aux théâtres d'opérations bellicistes de l'Afrique ou du Moyen-Orient, d'identiques causes et de semblables conséquences ont proliféré et grouillent encore. Le cinéaste avait donc malheureusement raison. Au-delà d'un drame sur la responsabilité collective et individuelle, Jours glacés est aussi une œuvre sur "l'absence de conscience, l'ignorance et l'incompréhension de la réalité du monde." Sa beauté et sa leçon sont irremplaçables.
JANVIER 2018
travail de mémoire
VIVIER-MERLE Marius
par Maurice

Né le 18 juillet 1890 à Legny (Rhône), mort le 26 mai 1944 à Lyon ; métallurgiste ; secrétaire de l’Union départementale du Rhône (1922-1940) ; membre du Bureau clandestin de la CGT.
JANVIER 2018
pas de transition écologique
sans sortie du capitalisme
La fin des aéroports ? Non, nous ne verrons pas cela un autre jour !
par Stéphane

Les échanges sur la fin de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont dû faire exploser les émissions de GES sur les réseaux virtuels français, presque autant que les avions qui auraient dû atterrir en masse pour amener joie, bonheur et prospérité sur un territoire frustré de ne pas avoir une plateforme aéroportuaire à la hauteur de l’égo de certains de ses élus.
JANVIER 2018
polyculture
Germania anno zero (1948, R. Rossellini) : L'innocenza pervertita...
par Michel S

Rossellini estimait, à l'orée des années 60, que si le néo-réalisme avait été utile, il était devenu maintenant dépassé. "Le cinéma de cette période était un cinéma de dénonciation. [...] nous avions besoin de prendre conscience de la réalité, de diagnostiquer les maux de notre société", déclarait-il. "Mais la thérapie doit suivre le diagnostic, sinon tout devient jeu stérile", ajoutait-il. Cette volonté ne s'exprime pas aussi clairement dans Germania anno zero, mais elle transpire en maints endroits. Selon Rossellini, la création artistique, et le cinéma par conséquent, ne sont pas un supplément d'âme, ils doivent participer à l'effort de (re)construction d'un homme informé, libre et responsable. Sous cet angle-là, Germania anno zero, comme l'œuvre entière de Rossellini, nous paraissent salutaires et indispensables.
DÉCEMBRE 2017
regards sur la Croix-Rousse
Ma Croix-Rousse intime
par Judith

Tout ce qui apparemment raté,
loupé,
manqué,
imparfait,
bancal,
emporte instantanément ma tendresse et mon affection.
Les mauvais clichés, les images fantômes à lire en négatif, ne sont pas vains. Je les conserve précautionneusement.
Leur heure viendra.