journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983

JANVIER 2020
polyculture
Le Professeur (La prima notte di quiete, 1972 – Valerio Zurlini)
par Michel S

Le film de Valerio Zurlini – un réalisateur rare et exigeant – connut en Italie un énorme succès (6e film italien au box-office avec 7 M de spectateurs). Sorti en France un 1er novembre 1972, « Le Professeur » est, en revanche, mal accueilli par une partie de la critique hexagonale. Paradoxalement, elle restera une œuvre réservée aux cinéphiles. Il y a quelques mois, au moment de sa reprise, le 12 juin exactement, l’écrivaine Denitza Bantcheva (« Positif » n° 701-702) espérait, quant à elle, qu’on puisse réévaluer sa valeur et celle d’un réalisateur trop souvent méconnu [« Estate violenta » (1959) ; « La ragazza con la valigia » (1961) ; « Cronaca familiare » (1962) ; « Le Désert des Tartares (1976) »]
DÉCEMBRE 2019
polyculture
Le Clos Jouve : L'édition à rebrousse-poil
par Etienne

Pour monter une maison d’édition aujourd’hui, il faut une bonne dose d’héroïsme ou une tendance kamikaze. C’est sans doute un mélange des deux qui a poussé Philippe Bouvier et Frédérick Houdaer à fonder les toutes jeunes Editions Le Clos Jouve. L’un est « militant depuis 35 ans, agitateur culturel depuis 25 ans, syndicaliste principalement autour des questions de la santé au travail et de l’éducation populaire depuis 20 ans, cinéphile depuis toujours » ; l’autre, écrivain, éditeur, a dirigé deux collections déjà, donnant naissance à une trentaine de titres.

Entretien.
DÉCEMBRE 2019
polyculture
Marcello Mastroianni : l'homme qui ne s'aimait pas
par Michel S

Le métier d'acteur est un métier de menteur qui permet de continuer à faire l'enfant pendant toute la vie. Jamais je n'aurais pu faire un autre métier." (M. Mastroianni).
DÉCEMBRE 2019
polyculture
Joe Hill (Bo Widerberg, 1971) : Du pain et des roses/Bread and Roses
par Michel S

Ni passéiste, ni trop uniment lyrique, ni simplement didactique, Joe Hill nous le proclame en termes si justes que l'on en est tout ragaillardi : nous luttons non pour un avenir radieux, pas plus pour un horizon chimérique que pour des intérêts vils et mesquins, nous luttons parce qu'il faut lutter et que notre vie d'homme (et de femme bien sûr) en dépend.
NOVEMBRE 2019
la pierre qui flotte
Maçonneurs à temps plein
par Judith

Dans ce recueil, vous trouverez des vies normales,
l’Algérie,
les yeux des gens,
celle qui ne parle pas à table,
des arbres et des oiseaux,
des fils et des mères,
des enfants perdus,
Céline Dion,
des aquariums 50 litres,
des faux sentiments et des refuges,
une scène dans le monde
et le regard d’une fille à la mer.


Ce recueil a été créé grâce à la bienveillance patiente du poète Patrick Laupin et à l’élan vital ardent d’une classe de 1ère année de CAP maçonnerie.

Judith Wiart, professeur de lettres-histoire-géographie-EMC, lycée professionnel Tony Garnier, Bron.

NOVEMBRE 2019
polyculture
Connaissez-vous Antonio Pietrangeli ?
par Michel S

Le Festival et l'Institut Lumière ont rendu, ces mois-ci, un bel hommage au réalisateur italien Antonio Pietrangeli (1919-1968) en projetant, à de multiples reprises, deux films en copies restaurées : Il sole negli occhi/Du soleil dans les yeux (1953) et Io la conoscevo bene/Je la connaissais bien (1965). L'un, situé en début de parcours, et l'autre, conclusion prématurée d'une carrière infiniment discrète, offrent cependant une vision cohérente et révélatrice d'un cinéaste injustement sous-estimé en France.