journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983

NOVEMBRE 2018
travail de mémoire
Les Croix de bois (1931, Raymond Bernard) : Au bout de la nuit
par Michel S

"En déplacement aux Éparges (Meuse), M. Macron rend hommage à Maurice Genevoix, l'écrivain de "Ceux de 14", blessé sur cette colline en 1915, et annonce l'entrée de celui-ci au Panthéon. Nous espérions y voir un hommage aux souffrances des soldats européens, injustement entraînés dans une guerre qui n'était pas la leur. Hélas, les "itinérances (ou "errances") mémorielles" du Président nous auront plongés dans une circonspection cérémonieuse. S'agissant des "Croix de bois" de Roland Dorgelès et de Raymond Bernard, le message, dépourvu de rhétorique idéologique, demeure pourtant clair : "Cessez-le-feu !"
NOVEMBRE 2018
polyculture
Colette (1951, Yannick Bellon) : un moment de grâce
par Michel S

"Toute ma vie, je me suis penchée sur les éclosions", affirmait-elle. Ces transformations, Colette les assumait pleinement et sans regret. Une femme de son temps, assurément, et, tout autant, une femme de notre temps. Elle aura trouvé, en Yannick Bellon, un témoin d'élection.
NOVEMBRE 2018
polyculture
Cronache di poveri amanti (1947) : Un roman, un film édifiants... Le roman et son écrivain
par Michel S

Né à Florence, dans le quartier pauvre de la via de' Magazzini, le romancier Vasco Pratolini (1913-1991) conserva d’une jeunesse difficile – il dut abandonner prématurément ses études et exercer de petits métiers - une naturelle compréhension à l’égard des jeunes gens des milieux modestes. C’est au cours du ventennio fasciste qu’il lui fallut, par ailleurs, assurer sa survie, suite au décès de son grand-père, et, malgré cela, ne jamais perdre le contact avec les milieux littéraires de l’ancienne capitale du Royaume d’Italie.
NOVEMBRE 2018
débats d'idée - champs libre
Brésil : La nostalgie coupable de Jair Bolsonaro et l’ignorance de ses électeurs
par Michel S

Face aux inégalités sociales, à la violence et à la corruption, les peuples doivent être rassemblés et non divisés. L’extrême-droite, hier comme aujourd’hui, propage animosité et ferments de division. Les travailleurs n’ont rien à attendre de ce côté-là, sinon le pire. Ils doivent s’organiser eux-mêmes, avec courage et esprit de responsabilité.
NOVEMBRE 2018
débats d'idée - champs libre
Ménageons notre ville, dégageons les spéculateurs !
par Stéphane

Le numéro de novembre de Lyon Capitale, qui n’est pas vraiment un journal d’affreux gauchistes, interroge, un peu naïvement, qui fait flamber les prix à Lyon. La réponse étant dans le surtitre, la spéculation immobilière. Les enquêtes de ce dossier illustrent fort bien combien notre Métropole est l’antithèse de la ville : Grande distribution : le Grand Lyon continue de dérouler le tapis rouge. Immobilier : l’attraction de Lyon fait chuter la région, les classes moyennes chassées de Lyon, comment la métropole fait monter les prix à Lyon ? Tout un programme dont les lecteurs du Grain de Sel connaissent parfaitement les causes et les conséquences.

OCTOBRE 2018
débats d'idée - champs libre
Salaud(s) : Le cas Éric Zemmour
par Michel S

Jean-Emmanuel Ducoin dans son Bloc-notes du 19/10/2018 ("l'Humanité") nous entretient d'un histrion, un "authentique salaud, au sens sartrien de l'expression." Son "Destin français" - c'est le titre de son dernier ouvrage - connaît un certain succès. Normal, en ces temps de trouble moral et intellectuel... À coup sûr, néanmoins, cet essai finira par rejoindre le dépotoir universel.
OCTOBRE 2018
la pierre qui flotte
Chroniques d'une journée moyenne
par Judith

C'est quand même drôle cette obsession de vouloir inculquer le "vivre ensemble" dans les "quartiers sensibles" via les programmes scolaires, à des gamins qui ne font que ça,
VIVRE ENSEMBLE depuis leur naissance.
Ben oui, zont pas trop le choix de toute façon. On peut pas vraiment se payer le luxe de faire son bégueule et de choisir son voisin et sa belle masure dans certains espaces de vie. Tu te poses là où on te dit et tu vis avec le décor et les gens. C'est tout.
Et, je te jure que ça vit ensemble sans se poser trop de questions (parce que, parfois, y a de quoi devenir fou, si on s'arrête un peu).
Mais ce qui est encore plus drôle (c'est une matinée à se gondoler) c'est de penser que ces gens qui prêchent à tout vent le VIVRE ENSEMBLE dans les textes officiels, eux, ne savent pas. Non seulement ils ne savent pas, mais ils ne font pas même semblant de le faire.
Ils ont fait des études pas ensemble, ils ont des maisons pas ensemble, ils ont des vacances pas ensemble, ils se déplacent pas ensemble. Ou alors, si, mais un tout petit "ensemble" de rien du tout. Un tout petit ensemble tout rabougri. Un petit entre-soi racorni qui les éloigne de jour en jour un peu plus du GRAND ENSEMBLE.
Alors "vivre ensemble"
ZOBI
(comme diraient des que je connais et que je vais retrouver bientôt)

OCTOBRE 2018
débats d'idée - champs libre
Femmes dans l’espace public : femmes statufiées ?
par Michel S

« L’art que nous mettons dans nos rues en dit long sur nos valeurs ; mais justement, quelles seront ces valeurs ? », questionne notre romancière. Ces valeurs, nous les percevons, pour notre part, dans un monde de liberté, d’égalité et de fraternité où n’existeront plus de « grands hommes » et leurs statues, mais simplement des hommes et des femmes libres et égaux en droit. En attendant, bien sûr, que la division hommes/femmes disparaisse et que surgisse l’époque d’une seule et même notion : le genre humain.
OCTOBRE 2018
travail de mémoire
Phoenix (2014, C. Petzold) : Les cendres de l'amour
par Michel S

Commentant la diffusion de "Phoenix" sur Arte, Thomas Sotinel titre : "Revenu des camps, un fantôme dérange les vivants" ("Le Monde", 3/10/2018). La solitude de Nelly (magnifique Nina Hoss) est immense, comme tous ceux qui ont vécu l'horreur. De l'amour en Allemagne avant le nazisme, il ne reste, après-guerre,que des cendres... Cela vaut autant pour Nelly et Johnny que pour le peuple allemand. "Phoenix" en est la troublante confession magistralement mise en scène par Christian Petzold
OCTOBRE 2018
débats d'idée - champs libre
17h09 à Perrache : Son altesse sénilissime, sa cour. Son royaume ?
par Stéphane

Collomb et Képénékian avaient donc un « contrat moral ». Voilà donc sur quel socle sa Seigneurie récupère un trône acquis certes démocratiquement mais dont l’usage ressemble à s’y méprendre à de l’autocratie.
Il me semblait pourtant que le socle sur lequel reposait « un contrat moral » relevait plutôt de la loyauté, de l’honnêteté et de l’intégrité.
Bref, de la confiance et autant de valeurs dont est parfaitement dénué ce malfaisant baron qui, en l’espace de quelques mois, a réussi à faire passer Pasqua pour un humaniste.